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On pense mieux à plusieurs que seul…

 Notre Fédération n’est pas qu’une fédération corporatiste : dès ses origines, ses missions étaient tournées pour défendre et protéger le consommateur.

Contre quoi ? Pas contre les professionnels de l’immobilier mais contre des individus qui s’arrogeaient nos missions de conseil, de contractualisation, de gestion. Dans un contexte français où la doctrine en matière de défense du consommateur va quitter – annonce-t-on – le champ associatif pour être portée par le champ judiciaire, il est essentiel de rappeler que la légitimité, la capacité à prendre la parole au nom des consommateurs doivent être du côté de ceux qui apportent toutes les garanties d’honnêteté, d’intégrité et d’éthique.

Nos modes de consommation sont en train de changer, et ceci est valable aussi pour le secteur de l’immobilier notamment par la croissance de la complexité observée.

Information, formation et sécurisation : les missions de la Fédération Nationale de l’Immobilier

Tout d’abord la défense du consommateur passe par l’information : notre Fédération par ses adhérents diffuse et rend public les réglementations et, s’engage à les faire appliquer et respecter. Par un code d’éthique, par des contraintes réglementaires propres à notre profession (carte professionnelle, service qualité ouvert aux consommateurs, création de la première caisse de garantie d’Europe par exemple mais pas seulement), mais aussi par un travail en continu avec les autorités législatives de notre pays.

Nous luttons aussi contre les pratiques illégales : chaque année, la Fédération publie un rapport d’activité de son comité d’éthique et de déontologie. Pour sa 8e édition, ce rapport met en exergue ce que nous devons améliorer dans nos pratiques. Attention ce rapport n’analyse que les réclamations de clients d’adhérents de la FNAIM, mais il me semble assez représentatif pour l’ensemble de la profession pour faire la démonstration que les Français ont encore raison de nous faire confiance.

Sur les 3 379 demandes reçues entre août 2012 et août 2013, gérance et copropriété sont les domaines d’activité qui concentrent le plus de problèmes. Moins par négligence que par l’inflation des réglementations et des obligations, les professionnels doivent désormais faire face à une complexification des dossiers.

Comment un « simple » particulier pourrait-il s’y retrouver ? Sans un professionnel dûment assermenté, expérimenté et formé, il me semble difficile aujourd’hui d’assumer seul la gestion d’un bien.

Autre domaine qui concentre de nombreux litiges : l’établissement de l’état des lieux. Sans entrer dans le détail, la Fédération promeut déjà certaines solutions très simples qui pourraient drastiquement faire baisser le taux de sinistres.

Les nouveaux territoires

En ce qui concerne les pratiques illégales : j’aimerais que les pouvoirs publics prennent conscience qu’à trop voir et entendre ceux qui parlent fort et trop simplement, ils n’écoutent plus ceux qui savent et qui font.

Comment est-il possible d’accepter que des sites Internet bien packagés, très bons communicants surfant sur la vague d’une image de start up sympathique et sans enjeux économiques, puissent proposer la mise en relation entre particuliers à travers des systèmes payants de rétrocommissions, mais sans les contraintes législatives, réglementaires pesant sur des professionnels moins bons communicants certes, mais assumant leur dimension économique comme tout chef d’entreprise d’un secteur très réglementé.

Il ne s’agit pas d’arrêter la marche du monde mais de s’’interroger sur les meilleures modalités pour défendre le consommateur contre les dangers potentiels de tout dispositif reposant sur la seule bonne volonté supposée d’utilisateurs a priori intègres.

En effet, quels sont les garde-fous qui défendent le consommateur en dehors du fait de parier sur l’intégrité intrinsèque et présumée de deux parties qui seraient seules  responsables « du respect des lois, règles et règlements, et obligations fiscales régissant l’utilisation du site, de l’application, des services et du contenu » (avertissement sur un site grand public de particulier à particulier) ?

La Fédération voit de nouveaux territoires à investir pour rappeler que la consommation est un univers mouvant : son rôle est encore plus aujourd’hui d’alerter et, de rappeler que rien ne peut remplacer la présence aux côtés du consommateur de professionnels reconnus.

L’État ne peut pas tout mais il peut beaucoup en soutenant nos professionnels et surtout en reconnaissant l’importance de leur action préventive. Les pouvoirs publics doivent aussi se rappeler que le rôle d’un syndicat professionnel (la FNAIM en est un) est de défendre, de protéger et de sécuriser.

5 Reponses à On pense mieux à plusieurs que seul…

  1. LA TOURNURE DE CETTE LOI EST INQUIETANTE DE CYNISME, MAIS pourquoi pas renverser le Débat…?

    Et si il était possible de tirer la couverture vers les professionnels ??!!!

    Et si vous passiez le message au Gouvernement qu’il a à GAGNER sur tous les tableaux en orientant toutes transactions immobilières vers les PRO,en pénalisant les transactions de particulier à particulier ou de propriétaire à locataire?….

    pourquoi pas 2 % en plus de frais de Notaire si pas de professionnel intervenus à l’acte? POURQUOI 2 % , parce que c’est ce que perd l’Etat sur 5% d’honoraires encaissés par une agence… LOGIQUE !

    en acceptant en contrepartie la responsabilisation de ces professionnels sur des sujets tels que :
    respect des Diagnostics
    qualité des logements « décents »
    critères juridiques
    valorisations des biens en rapport avec le marché
    accompagnement des particuliers « Déontologie » sur les prix la notifications des lois

    l’ETAT gagnera en sécurisation des parcours de négociation et économiquement en rentrée de TVA et CHARGES SOCIALES et IMPOTS et avec même des créations d’emploi!….

    DONC oui à la LOI ALUR si elle oriente les transactions vers les professionnels certes en contrepartie en les rendants « Responsables » de leurs transactions…

    Je sais tout le monde trouve cette idée idiote pendant 5 minutes et après on y réfléchit…

    JEAN LUC VITTOZ
    agent FNAIM 69670 VAUGNERAY

    vittimmo@gmail.com

  2. LAFON dit :

    Madame Duflot sait elle combien de foi nous recevons un locataire pendant la durée du bail à titre de conseil ou pour les assister dans leur démarche ( remplir un dossier Caf , un DDE etc..)? Les particuliers bailleurs eux s’arrogent le droit de mettre leur téléphone en mode répondeur , ne font pas les diagnostics obligatoires ( ça coute cher !), rédigent des états des lieux avec la mention « RAS » sur toutes les lignes, continuent à exiger 2 mois de dépôts de garantie, mais ils ne sont pas contrôlés… La suppression de nos honoraires est un scandale !!
    Ne restons pas dans le silence !!Il faut organiser des actions collectives visibles il n’y a que cela qui marche ( cf bonnets rouges et transporteurs )et légitimer nos honoraires toujours présentés par les journalistes, le législateur et les associations comme des prestations indues assimilées à celles des marchands de listes !!
    STOP A LA DEMAGOGIE STERILE!!CETTE LOI NE REGLE RIEN ELLE NOUS ACCABLE.LES PETITES AGENCES SONT TUEES AU PROFIT DES GRANDS GROUPES !

  3. Adrien Lando dit :

    Quand les actions vont à l’encontre des intentions…
    Le résultante de cette loi est que les investisseurs vont probablement fuir ce contexte nauséabonde et instable (fiscalement, légalement, etc…) et orienter leurs investissements soit vers les placements financiers soit vers l’immobilier hors de France, en créant de l’emploi hors de France.
    Ce changement, si il a lieu, aura pour conséquence la suppression de nombreux emplois non-délocalisables dans nos agences mais aussi dans tous les secteurs qui gravitent autour (constructions, entretien du parc immobilier,etc…) et aggraver la pénurie de logements locatifs.
    Espérons que nous soyons entendus et que nos dirigeants prennent conscience des limites de leur raisonnement….

  4. GIRAUD Philippe dit :

    Madame DUFLOT n’avait de cesse de critiquer les banques qui facturaient abusivement leurs clients, de s’enrichir après une période de déconfiture grâce au soutien de l’Etat.
    L’obligation d’ouvrir un compte séparé pour une copropriété, privant les individus de la liberté de choisir, fera la richesse des banques qui n’auront plus de scrupules à facturer les comptes bancaires des syndicats (frais de mouvements de compte, frais de virement, frais de chéquier….)alors que tous ces frais échappaient aux syndicats de copropriété grâce au compte unique ouvert au nom du Syndic (couvert par une garantie financière)avec sous-comptes au nom des syndicats de copropriété.
    Madame DUFLOT ménage-t-elle pour demain un parachutage dans un organisme bancaire quand elle devra céder son portefeuille ?

  5. Arthur dit :

    Tristesse de voir que ce sujet est toujours d’actualité aujourd’hui… Quand verrons-nous enfin des changements? En tout cas je me reconnais parfaitement dans cet article..

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