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Préparer la paix pour gagner la guerre

La Fédération Nationale de l’Immobilier occupe une place particulière : elle subit moins une crise de légitimité que d’autres organisations en France et en Europe. En effet, sans vouloir polémiquer et remettre en cause la nécessité de disposer d’intermédiaires issus de la société civile pour négocier avec les pouvoirs publics, on constate que, des organisations, voire des syndicats, ont manqué le  train de la contestation parti sans eux…

Qu’est ce qui fait la force de notre Fédération ? Sa représentativité : bien évidemment, mais également sa capacité à discuter, à négocier et à proposer pour promouvoir  nos professions et les services rendus aux consommateurs par nos professionnels.

Notre Fédération a un atout : son organisation. Alliance de Chambres syndicales professionnelles, elle mobilise et regroupe des chefs d’entreprise qui partage les mêmes valeurs. La FNAIM aujourd’hui, c’est un tiers des professionnels du secteur et 13 métiers représentés.

Cette organisation contredit dans ses modalités d’action et la mentalité de ses adhérents la théorie commune de l’action collective qui explique que la plupart des gens ne se syndiquent pas, ne se regroupent pas pour obtenir un bien profitable à tous. Il leur est préférable de bénéficier des avantages obtenus par d’autres sans avoir perdu ni argent ni temps… Par exemple un salarié non syndiqué profitera des hausses de salaires négociées par un syndicat.

En revanche, je rejoins cette théorie validée depuis qui affirme, qu’il ne suffit pas de simplement invoquer l’action collective pour attirer des adhérents, mais qu’il faut proposer de véritables services en contrepartie de la cotisation.

2013 sera probablement pour la France une année dont on se souviendra : une année de déceptions, de luttes… de mouvements spontanés hors de tout contrôle qui auront remis en cause les organisations traditionnellement dédiées à « canaliser » le mécontentement, relayant habituellement auprès du pouvoir (dirigeant, politique, etc.) les raisons de ce mécontentement, et rituellement porteur de propositions de « sortie de crise ». Cette fois-ci, la mécanique s’est enrayée.

Depuis que la Fédération Nationale de l’Immobilier a clairement signifié son refus aux pouvoirs publics de voir en l’état voter le projet de loi ALUR,  elle a réussi en onze mois à faire partager au plus grand nombre son diagnostic du projet. Juin aura marqué un point de rupture avec la suspension de notre participation aux observatoires des loyers.

La ligne que nous avons adoptée, est clairement celle qu’attendent nos adhérents, et les professionnels du secteur. La Fédération doit être avant tout le relais de « sa base », mais elle a aussi la responsabilité et mandat par ses Chambres qui la composent par esprit fédéraliste, de trouver des solutions. Lorsque nous discutons avec le ministère de l’Egalité des territoires et du Logement, ce n’est pas pour trouver un compromis, marchander notre silence et brader nos métiers. C’est parce que la Fédération est investie par les Présidents de 68 Chambres, 22 Régions pour défendre des projets alternatifs qui sont profitables à tous (pour les professionnels ET  les consommateurs…).

Aujourd’hui nous sommes dans un mauvais débat dont les termes ont été posés par des pouvoirs publics qui ne disposent pour prendre des décisions pour (contre ?…) les secteurs de l’immobilier et du logement que d’une grille politique.

Les pouvoirs publics ne pourront pas faire sans les professionnels quelque loi que ce soit : s’ils commencent à le comprendre… tant mieux.

Le projet de loi a voulu mobiliser l’opinion publique sur quatre mesures emblématiques : la réduction drastique de nos honoraires de location, la « punition » des syndics de copropriété, l’encadrement des loyers, et la Garantie Universelle des Loyers (GUL). Il fallait, a-t-on entendu, en finir, punir notre profession responsables de tous les maux ; et notre secteur était devenu le champ de bataille d’une lutte des classes « proprio » contre locataire.

Pour nous professionnels, il est une évidence que la crise du logement ne se résoudra pas par quelques diversions et boucs émissaires.

Notre promesse syndicale est depuis les origines de défendre nos métiers non par corporatisme mais pour que notre  client, le consommateur, soit justement protégé. Les réglementations et obligations sont si nombreuses qu’il est très difficile, voire parfois impossible pour un particulier de s’y retrouver, de prendre les bonnes décisions et de se défendre.

La Fédération Nationale pour l’Immobilier représente la vitalité de la société civile et de l’esprit d’entreprise. Elle agit, innove, peut réformer  tout en refusant le mensonge et le déni. Une autre politique est non seulement possible mais indispensable.

Et elle passe par la priorité absolue d’un  rétablissement de  la confiance.

 

 

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